À l’approche du 75ᵉ anniversaire de Miss Universe, le Cameroun prépare son retour sur
l’une des scènes internationales les plus emblématiques consacrées aux femmes. Désignée
pour porter les couleurs nationales à Porto Rico, Audrey Moutongo Black aborde cette
échéance avec un parcours déjà marqué par l’action, une campagne qui se construit sur
le terrain et une ambition claire : ramener pour la toute première fois, la couronne à la
maison.
Le rendez-vous est fixé à San Juan au mois de novembre prochain. Pour cette édition
anniversaire, Miss Universe réunira près de 130 représentantes venues du monde entier autour
d’une célébration qui entend conjuguer héritage, leadership, culture et empowerment féminin.
La finale de cette 75ᵉ édition est programmée le 24 novembre au Coliseo de Puerto Rico José
Miguel Agrelot.

Pour le Cameroun, cette échéance marque une nouvelle étape dans sa représentation internationale. Et pour Audrey Moutongo Black, elle prolonge une année de mandat au cours de laquelle la nouvelle ambassadrice s’est attachée à donner une traduction concrète à la responsabilité qui lui incombe.
UNE DÉSIGNATION QUI OUVRE UN NOUVEAU CHAPITRE APRÈS UNE ABSENCE AU CONCOURS EN 2025.

Initialement Première dauphine de Miss Cameroun 2025, Audrey Moutongo Black a été appelée à assurer la continuité du mandat national à la suite du retrait du titre de la précédente lauréate. Le COMICA l’a ainsi investie de la couronne et l’a par la suite annoncé comme étant la représentante du Cameroun pour Miss Universe 2026.
Cette désignation intervient dans un contexte particulier mais elle confère surtout à Audrey une responsabilité nouvelle : porter, au-delà du cadre national, l’image d’un Cameroun contemporain, entreprenant et attaché à la valorisation de sa jeunesse.
Son projet « Femmes d’Impact », consacré notamment à
l’autonomisation des femmes et des jeunes filles par la formation, l’entrepreneuriat et le
leadership, constitue l’un des piliers de cette démarche.

UNE CAMPAGNE QUI SE CONSTRUIT DANS L’ACTION

Loin d’attendre le départ vers Porto Rico pour donner corps à son mandat, Audrey Black a
multiplié les initiatives sociales au cours de ces derniers mois.
Dans le domaine de la santé féminine, elle a notamment accompagné l’organisation de
consultations gynécologiques gratuites à la Polyclinique Ottou, permettant à près d’une
centaine de femmes d’accéder à ces prestations. Cette initiative prolonge une préoccupation
centrale de son engagement : faire de la santé et du bien-être des femmes des enjeux de dignité
et d’autonomie.
Son action s’est également étendue aux maternités de Yaoundé et de Douala, où elle a procédé
à plusieurs dons destinés aux femmes accueillies dans ces structures. Des gestes qui, au-delà de
leur portée matérielle, témoignent d’une volonté de maintenir un lien direct avec les réalités
quotidiennes auxquelles sont confrontées de nombreuses familles.
La solidarité a également trouvé sa place dans cette campagne. À la prison centrale de New
Bell, Audrey a effectué un don en denrées alimentaires, inscrivant son action dans une
conception de la représentation qui ne se limite pas aux apparitions publiques, mais entend
rester attentive aux personnes et aux communautés les plus vulnérables.
L’ÉDUCATION, AUTRE LEVIER DE SON ENGAGEMENT

À l’approche de la rentrée scolaire, l’engagement d’Audrey s’est poursuivi sur le terrain éducatif. Aux côtés de la Reine Consort Isabelle Din
Dika, elle a participé, par l’intermédiaire de la Fondation FLUDE, à une action en faveur d’enfants issus de familles défavorisées, avec la remise de fournitures scolaires nécessaires à leur rentrée.
Cette initiative donne une résonance particulière à son engagement en faveur de l’autonomisation. Car soutenir les femmes et les jeunes filles ne saurait se limiter à répondre aux urgences : cela suppose également de contribuer, en amont, à l’éducation et à l’égalité des chances.
Ainsi se dessine progressivement la cohérence de la campagne d’Audrey : santé, solidarité et éducation, trois domaines dans lesquels la visibilité attachée à son titre est mise au service d’actions concrètes.
Miss Universe : bien plus qu’une compétition de beauté
Créé en 1952, Miss Universe est devenu au fil des décennies un événement international réunissant des représentantes de nombreux pays et territoires. L’organisation présente aujourd’hui le concours comme une plateforme destinée à favoriser l’empowerment, le leadership, l’influence et les opportunités offertes aux femmes.
Pour les candidates, l’enjeu ne réside donc plus uniquement dans l’apparence. La capacité à s’exprimer, à porter une cause, à représenter sa culture, à interagir avec les médias et à évoluer dans un environnement international fait partie intégrante de l’expérience. Pour Audrey Black, le défi sera précisément de faire dialoguer ces différentes dimensions : son identité camerounaise, son expérience, son engagement social et sa capacité à porter une parole au-delà des frontières.

PORTO RICO, THÉÂTRE D’UNE ÉDITION HISTORIQUE
L’édition 2026 revêt une dimension particulière : elle célèbre les 75 ans de Miss Universe.
Pour cette édition anniversaire, Porto Rico accueillera plusieurs temps forts autour de la
compétition. Les délégations seront réunies à San Juan, où se dérouleront notamment les
activités officielles, le National Costume Show, la compétition préliminaire puis la grande
finale. L’organisation a annoncé que cette dernière se tiendra le 24 novembre 2026 au Coliseo
de Puerto Rico José Miguel Agrelot. Le choix de Porto Rico ajoute également une dimension
culturelle à cette édition : pour les candidates, la compétition sera autant une confrontation
internationale qu’une occasion de faire découvrir leur identité, leur patrimoine et leur vision de
leur pays.
Les défis d’Audrey sur la scène mondiale

À Porto Rico, la Miss Cameroun 2025 devra franchir plusieurs étapes avant de pouvoir prétendre à la couronne.
Les compétitions et activités organisées autour de Miss Universe constituent autant d’occasions pour les candidates de démontrer leur personnalité, leur éloquence, leur aisance médiatique, leur présence scénique et leur capacité à défendre une cause.
Pour la représentante camerounaise, le défi sera donc double : convaincre par sa personnalité tout en portant fidèlement l’image du pays qu’elle représente. Dans cette perspective, les mois qui précèdent la compétition revêtent une importance déterminante. Préparation physique et scénique, communication, maîtrise de l’anglais, connaissance de l’actualité internationale, préparation des prises de parole et valorisation du patrimoine camerounais constituent autant d’éléments susceptibles de faire la différence.
Une mobilisation nationale autour d’une même ambition

La campagne d’Audrey ne saurait cependant être portée par elle seule. À l’approche du départ pour Porto Rico, le soutien du public camerounais prendra une importance particulière. Suivre ses plateformes officielles, relayer ses contenus, valoriser ses initiatives, partager ses apparitions et participer aux éventuels mécanismes de vote officiellement communiqués par l’organisation seront autant de manières de contribuer à sa campagne.
L’enjeu dépasse ainsi la seule candidate. Lorsque Audrey Black entrera sur la scène de Miss Universe, c’est une part de l’identité camerounaise qu’elle portera avec elle. À quelques semaines de ce rendez-vous historique, le Cameroun dispose d’une représentante dont la campagne a déjà commencé à prendre forme sur le terrain.

